26 décembre 2025
Smartphones, réseaux sociaux, notifications permanentes… Le numérique structure désormais nos journées, parfois au détriment de notre santé. Le digital wellness, ou bien-être numérique, propose un changement de posture : utiliser la technologie comme un outil, et non comme un pilotage automatique de nos comportements

Selon l’Insee, plus d’un tiers des internautes français déclarent ressentir des effets négatifs liés aux écrans, notamment sur le sommeil, la concentration ou le stress. En cause : des usages conçus pour capter l’attention le plus longtemps possible.
Des mécanismes volontairement addictifs
Le scrolling infini, les notifications ou les vidéos courtes reposent sur un principe neurobiologique bien connu : la dopamine, neurotransmetteur associé à la récompense. Chaque nouveauté, chaque “like” ou message imprévu déclenche une stimulation du cerveau, incitant à rester connecté. Les créateurs de plateformes ne s’en cachent plus : ces systèmes sont pensés pour maximiser le temps d’écran.
À force, le cerveau adopte une posture passive : on consomme sans choisir, on réagit plus qu’on ne décide. Cette passivité cognitive diminue la capacité d’attention, rend la réflexion plus difficile et alimente une sensation de fatigue mentale.

Sommeil perturbé, stress et charge mentale
L’impact sur le sommeil est désormais bien documenté. L’exposition aux écrans en soirée freine la production de mélatonine, l’hormone qui régule l’endormissement. Résultat : difficultés à s’endormir, sommeil moins profond, réveils nocturnes.
Les écrans contribuent aussi à une charge mentale invisible : urgence induite par les messages, peur de manquer une information, comparaison sociale permanente. Le cerveau reste en état d’alerte quasi continu, favorisant stress chronique, irritabilité et troubles de la concentration.
Revenir à un usage humain du numérique
Le digital wellness ne consiste pas à rejeter la technologie, mais à reprendre le contrôle. Quelques leviers simples peuvent faire la différence :
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instaurer des temps sans écran (repas, moments sociaux, avant le coucher)
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désactiver les notifications non essentielles
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limiter les écrans au moins une heure avant le sommeil
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planifier des pauses numériques régulières
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privilégier des activités qui engagent le corps et l’attention : marche, sport doux, lecture, échanges réels
Le véritable enjeu est là : vivre comme un humain conscient, capable de choisir, ressentir et se relier aux autres… plutôt que comme un automate guidé par des algorithmes.
Les mécanismes de récompense (dopamine) impliqués dans les réseaux sociaux sont comparables à ceux observés dans certaines addictions comportementales.
Source : publications en neurosciences – Inserm / OMS
Bien-être avec Florence DARTIGUENAVE



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