Inondations : comment les assurances couvrent les dégâts


01 avril 2026

    Chaque année, les inondations causent des milliards d’euros de dommages en France. Mais lorsque l’eau envahit une maison, un commerce ou une entreprise, une question revient immédiatement : l’assurance couvre-t-elle les dégâts ? Entre garantie catastrophes naturelles, franchises et démarches administratives, la protection des assurés obéit à des règles précises qu’il est important de connaître.

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    Les inondations, un risque de plus en plus fréquent

    Avec le changement climatique, les épisodes de pluies intenses se multiplient. Crues soudaines, débordements de rivières ou ruissellement urbain peuvent provoquer en quelques heures des dégâts considérables : habitations submergées, biens détruits, installations électriques endommagées. Face à ces situations, la plupart des particuliers et des entreprises comptent sur leur assurance habitation ou leur contrat multirisque pour être indemnisés.

    La garantie « catastrophes naturelles »

    En France, la majorité des inondations est prise en charge par la garantie catastrophes naturelles, incluse dans les contrats d’assurance habitation et dans de nombreuses assurances professionnelles. Cependant, cette garantie ne s’active pas automatiquement. Pour être indemnisés, les assurés doivent attendre un arrêté de catastrophe naturelle pris et publié par l’État au Journal officiel. Cet arrêté confirme que l’événement est bien considéré comme exceptionnel.

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    Une fois cette reconnaissance officielle obtenue, l’assurance peut couvrir différents types de dommages :

    •  les bâtiments et les murs endommagés
    •  les meubles et équipements domestiques
    •  les appareils électroménagers
    •  certains biens professionnels ou stocks pour les entreprises

    Des franchises obligatoires

    Même lorsque la garantie est activée, une partie des dommages reste à la charge de l’assuré. Il s’agit de la franchise légale. Pour les particuliers, elle est généralement fixée à 380€ pour les habitations. Pour les biens professionnels, le montant peut être plus élevé et dépend du type de contrat. Cette franchise vise à responsabiliser les assurés et à limiter les déclarations de petits sinistres.

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    Les démarches après une inondation

    Lorsqu’un sinistre survient, les assurés doivent agir rapidement. Une fois l’arrêté publié, ils disposent en général de 30 jours pour déclarer les dégâts à leur assureur. Il est conseillé de :

    •  prendre des photos des dommages
    •  conserver les factures des biens endommagés
    •  établir une liste précise des pertes. 

    Un expert mandaté par l’assurance peut ensuite se déplacer afin d’évaluer le montant de l’indemnisation.

    La prévention, un enjeu majeur

    Au-delà de l’assurance, la prévention joue un rôle essentiel. Dans certaines zones à risque, les communes mettent en place des plans de prévention des risques d’inondation (PPRI) afin d’encadrer l’urbanisation et de réduire l’exposition des habitations. 

    De leur côté, les propriétaires peuvent adopter plusieurs mesures simples : installer des clapets anti-retour sur les canalisations, protéger les ouvertures en rez-de-chaussée ou surélever certains équipements électriques.

    Une protection essentielle mais encadrée

    Le système français d’indemnisation des catastrophes naturelles constitue un dispositif relativement protecteur pour les assurés. Toutefois, il repose sur des conditions précises et nécessite une bonne connaissance des garanties prévues dans son contrat.

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    Face à l’augmentation des risques climatiques, la question de l’assurance contre les inondations devient plus que jamais un enjeu central pour les particuliers, les entreprises et les collectivités.

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