11 septembre 2026
Le Département du Var et les professionnels des travaux publics ont signé un nouveau pacte d’engagement consacré aux infrastructures de mobilité. Déployée jusqu’en 2030, cette feuille de route réunit 24 actions autour de quatre priorités : décarbonation, environnement, adaptation climatique et sécurité.
Gestionnaire de plus de 3 000 kilomètres de routes et d’itinéraires cyclables, le Département du Var entend accélérer la transformation de ses infrastructures. Ce vendredi 11 septembre, à l’Hôtel du Département à Toulon, la collectivité et plusieurs représentants du secteur ont signé un pacte territorial d’engagement pour la période 2026-2030.
Aux côtés du Département figurent notamment la Fédération régionale des travaux publics Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, Routes de France Région Sud, la section varoise des travaux publics, le Syndicat national du béton prêt à l’emploi et le Cerema.
L’objectif est de mobiliser l’expertise de l’ensemble des partenaires afin de construire un réseau routier moins carboné, mieux adapté au changement climatique et plus sûr pour les usagers.
Une feuille de route composée de 24 actions

Andrée Samat, vice-présidente du Conseil départemental du Var © Conrad Eberhaerd
Pour Andrée Samat, vice-présidente du Conseil départemental du Var et présidente de la commission Développement durable, Mobilité douce et Performance énergétique, ce nouveau pacte doit dépasser le simple affichage institutionnel.
« Ce pacte n’est pas un catalogue d’intentions. C’est un véritable levier stratégique qui relie 24 actions concrètes entre elles. Nous ne renouvelons pas seulement une formalité administrative : nous réaffirmons une véritable ambition commune pour le Var », souligne-t-elle.
Ces actions sont réparties en quatre grands axes : le développement d’infrastructures bas carbone, une meilleure intégration environnementale des routes, l’adaptation au changement climatique ainsi que le déploiement de solutions innovantes, connectées et sécurisées.
Recycler davantage les matériaux routiers
Le Département agit depuis plusieurs années sur l’entretien et la modernisation de son réseau. Ce nouvel engagement doit toutefois permettre d’aller plus loin en associant l’ingénierie publique départementale à l’expertise technique des différents partenaires.
« On n’a jamais suffisamment d’expertise pour pouvoir affirmer que l’on est dans le vrai et que l’on fait les bons choix. Le travail mené avec le Cerema, notamment sur les études, est important pour ne pas se tromper dans les décisions que nous prenons », explique Andrée Samat.
La réduction de l’empreinte carbone des chantiers constitue l’une des principales priorités. Lors de la rénovation d’une chaussée, les matériaux retirés pourront être davantage réemployés sur place ou recyclés. Cette démarche doit également permettre de limiter les rotations de camions et les émissions de gaz à effet de serre liées au transport.
Le Département souhaite aussi privilégier des procédés moins énergivores, comme les enrobés à froid ou à température réduite, et limiter autant que possible le recours aux enrobés à chaud.
Adapter les routes au changement climatique
Les infrastructures varoises doivent désormais faire face à des contraintes environnementales et climatiques de plus en plus fortes. Le pacte prévoit notamment d’expérimenter des revêtements capables de réduire la température des chaussées, de favoriser l’infiltration des eaux pluviales et de mieux préserver la biodiversité présente le long des routes.
La gestion des arbres d’alignement, la protection de la faune et de la flore, le recyclage des déchets d’exploitation et la préservation des ressources figurent également parmi les actions annoncées.
Pour Andrée Samat, cette transition doit rester étroitement liée aux réalités du territoire : « Je ne veux pas d’une écologie dogmatique. Nous devons respecter les objectifs environnementaux, mais la priorité du Département reste aussi la sécurisation de nos routes et la sécurité de tous les Varois. »
L’intelligence artificielle au service de la sécurité
Dans un département où la voiture demeure indispensable pour de nombreux habitants, notamment dans le Haut-Var, la qualité du réseau routier représente un enjeu majeur. Les routes permettent de rejoindre son lieu de travail, un établissement scolaire, un service public ou encore un centre de soins.
Le pacte prévoit ainsi de tester de nouveaux outils numériques afin d’améliorer la surveillance des infrastructures. L’intelligence artificielle et les drones pourraient notamment être utilisés pour analyser plus rapidement et plus précisément l’état des chaussées.
« Dès qu’une route devient glissante, se fendille ou présente des signaux d’insécurité, il faut pouvoir intervenir. Ces technologies permettront d’obtenir une analyse beaucoup plus fine et plus rapide », précise la vice-présidente.
À travers cette feuille de route 2026-2030, le Département du Var veut ainsi conjuguer transition écologique, innovation et sécurité, avec l’ambition de construire progressivement un réseau routier plus sobre, plus intelligent et plus résilient.
Les principaux acteurs présents
- Jean-Louis Masson, président du Conseil départemental du Var ;
- Andrée Samat, vice-présidente du Conseil départemental du Var, présidente de la commission Développement durable, Mobilité douce et Performance énergétique ;
- Fabrice Mérillon, président de Routes de France Région Sud-PACA ;
- Laure Verneyre, directrice territoriale Méditerranée du Cerema ;
- Florent Canac, représentant du Syndicat national du béton prêt à l’emploi ;
- Les représentants de la Fédération régionale des travaux publics Sud-PACA et de la section des Travaux publics du Var.




