10 septembre 2026
Le SITTOMAT a remis, mercredi 9 septembre à Toulon, un chèque de 13 790 euros au Comité du Var de la Ligue contre le cancer. Une somme calculée à partir des 10 608 tonnes de verre collectées en 2025. Si ce partenariat apporte une aide précieuse à l’association, une bouteille sur deux échapperait encore au tri.
Un geste simple pour l’environnement, mais aussi pour la santé. Ce mercredi matin, Var Infos a assisté, dans les locaux du SITTOMAT à Toulon, à la remise d’un chèque de 13 790 euros au Comité du Var de la Ligue contre le cancer.
La cérémonie a réuni Gilles Vincent, président du SITTOMAT, Jean-Louis Wendling, président du Comité du Var de la Ligue contre le cancer, ainsi que Jean-Luc Vitrant, vice-président du SITTOMAT.
10 608 tonnes de verre collectées en 2025
Depuis 2011, le SITTOMAT reverse à la Ligue contre le cancer une contribution calculée sur les quantités de verre ménager triées par les habitants. Fixée à 1,30 euro par tonne, elle a permis d’atteindre cette année un don de 13 790 euros.
En 2025, 10 608 tonnes de verre ont été collectées sur le territoire couvert par le syndicat : la Métropole Toulon Provence Méditerranée, la Communauté d’agglomération Sud Sainte Baume et la Communauté de communes de la Vallée du Gapeau.
Si les volumes progressent légèrement chaque année, le potentiel d’amélioration demeure considérable. Selon les caractérisations réalisées par le SITTOMAT, près de 10 000 tonnes de verre seraient encore jetées avec les ordures ménagères sur l’aire toulonnaise.
« On relève qu’on a à peu près une bouteille sur deux qui n’est pas triée », a-t-il été rappelé au cours de la rencontre.
Une bouteille sur deux encore jetée à la poubelle
Pour Gilles Vincent, cette situation reste particulièrement préoccupante. Le président du SITTOMAT estime que le verre présent dans les ordures ménagères provient pour moitié des particuliers et pour moitié des activités commerciales.
« Malgré tous les moyens mis en place, on sait qu’on a encore beaucoup trop de verre dans nos ordures ménagères », a-t-il souligné.
Le syndicat poursuit donc le déploiement des bornes d’apport volontaire. Le minimum annoncé est d’une colonne pour 1 000 habitants, avec un objectif d’une colonne pour 500 habitants, notamment dans les communes touristiques où les volumes augmentent fortement pendant la saison estivale.
Saint-Tropez illustre cette particularité : rapportée à sa population permanente, la commune trie environ 240 kilos de verre par habitant et par an, contre une consommation moyenne nationale comprise entre 38 et 44 kilos. Un écart qui s’explique par l’importance de la fréquentation touristique.
Jean-Louis Wendling, président du Comité du Var de la Ligue contre le cancer et Gilles Vincent, président du SITTOMAT © Conrad Eberhaerd
Un soutien important pour la Ligue contre le cancer
Pour le Comité du Var de la Ligue contre le cancer, cette contribution annuelle représente une ressource désormais intégrée à son budget prévisionnel.
« C’est un apport suffisamment important pour nous apporter un réel plus. Nous distribuons beaucoup d’argent, notamment dans le cadre de l’action sociale. Mais pour pouvoir le distribuer, il faut d’abord le collecter », a expliqué Jean-Louis Wendling.
Le Comité du Var dispose d’un budget annuel d’environ 700 000 euros, consacré aux différentes missions de la Ligue. Près de 200 000 euros sont affectés à la recherche, environ 120 000 euros à l’action sociale en faveur des malades et des familles fragilisées par la maladie, et plus de 100 000 euros aux actions de prévention et de promotion du dépistage.
Le don du SITTOMAT n’est pas fléché vers une opération unique. Il rejoint le budget global consacré à la lutte contre le cancer dans le Var.
Un partenariat « gagnant-gagnant »
Au-delà de sa contribution financière, ce partenariat permet d’associer directement le tri du verre à une cause de santé publique. Le logo de la Ligue contre le cancer doit ainsi apparaître sur les bornes d’apport volontaire et dans les communications du SITTOMAT consacrées au verre.
« L’usager qui trie fait un geste pour l’environnement, mais également un geste pour soutenir la lutte contre le cancer », a résumé le syndicat.
De son côté, la Ligue relaie également ce message lors de ses actions de sensibilisation. Jean-Louis Wendling rappelle que la qualité de l’environnement participe pleinement à la prévention de certains cancers.
Recycler le verre permet de préserver les matières premières et de limiter les déchets destinés à l’incinération. Mais à travers cette opération renouvelée depuis quinze ans, chaque bouteille déposée dans la bonne colonne contribue aussi au financement de la recherche, de la prévention et de l’accompagnement des personnes touchées par la maladie.
Pour Gilles Vincent, il n’existe donc aucune hésitation possible : « Sur le verre, il n’y a pas de débat. Le seul regret, c’est que tout le monde ne le trie pas davantage. »
Propos Conrad Eberhaerd




