Ces festivals varois à découvrir !

Ce mois de juillet est marqué par l'arrivée des touristes dans notre département mais aussi par l'ouverture de nombreux festivals. Dans cette liste exhaustive, la rédaction de Var Infos a fait le choix de mettre en valeur des festivals que le public connaît moins. Théâtre, cinéma plein air, festivals de petits villages... nous vous proposons de découvrir cette sélection qui se démarque par une certaine singularité. Leurs organisateurs ont choisi de faire un pas de côté et ça tombe bien, à Var Infos, on adore ça !

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« Le Festival de la Lune veut faire vivre le cinéma autrement »

Le Festival de la Lune, organisé par l'association Quattrocento, est un rendez-vous estival apprécié des amateurs de cinéma en plein air. Il se déroulera du 7 juillet au 25 août avec une dizaine de projections notamment à Carqueiranne, La Crau et Gassin. Alix Ferraris en est le directeur artistique.

 

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Alix Ferraris, comment est né ce festival ? 

Enfant, j'allais régulièrement au cinéma de Carqueiranne situé sur le port. L'idée de faire revivre cet esprit m'est alors venue. Un simple courriel à la mairie a permis de faire naître la première édition. Les projections avaient lieu principalement à l'auditorium de Clair-Val à Carqueiranne, puis nous nous sommes rapprochés du Château La Tulipe Noire afin de développer un concept de cinéma dans les vignes. Cette année, le Domaine Tropez à Gassin a rejoint l'aventure.

 

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En 6 ans, le festival a-t-il évolué ?

De 500 spectateurs au début, nous atteignons aujourd’hui près de 3 000 spectateurs sur une dizaine de dates. Selon les projections, nous recevons généralement entre 200 et 300 personnes par soirée, parfois davantage.

 

Quelle programmation cet été ?

L'an dernier, nous avions privilégié les comédies mais il est très difficile de trouver des films qui rassemblent tous les publics. Cette année, nous avons pris le pari d'attendre le Festival de Cannes avant de finaliser notre sélection. Ce risque est payant puisque nous avons obtenu des avant-premières inédites. La programmation est ambitieuse et plus éclectique, mêlant avant-premières, cinéma d'auteur, films grand public et séances destinées au jeune public.

Pourquoi avoir choisi le nom "Festival de la Lune" ?

Il y a d'abord une référence historique au vaisseau La Lune, qui a fait naufrage au large de Carqueiranne au XVIIe siècle. C'est un épisode marquant de l'histoire locale. Ensuite, il y a évidemment un clin d'œil à Georges Méliès et à son célèbre film “Le voyage dans la Lune” (1902). Enfin, nous projetons nos films sous les étoiles : le nom s'est imposé naturellement.

 

Une scène dans les vignes, histoire d'une réussite varoise

 

Une scène dans les vignes, histoire d'une réussite varoise

Créé par la compagnie La Crau'K en Scène, Théâtre dans les vignes est un rendez-vous original qui se déroule jusqu’au 19 juillet au Domaine de La Marseillaise à La Crau, puis en août au Domaine de Mauvanne à Hyères. Rencontre avec Valérie Mailho, directrice artistique de la compagnie.

Valérie Mailho, directrice artistique de la compagnie.

Valérie Mailho, l’idée de proposer du théâtre dans les vignes est plutôt originale ?

Christian Serrano, président de notre association, aime lancer des projets un peu fous. Son idée était d'organiser des représentations directement dans les vignes, avec la possibilité pour les spectateurs de manger et de déguster les vins du domaine. Au départ, peu de gens y croyaient. Nous avons commencé modestement dans un seul domaine puis, au fil des années, le succès a été au rendez-vous.

 

Proposer du théâtre en plein été, c’est assez singulier, non ?

Oui puisque la plupart des événements sont consacrés à la musique ou au jazz. Le théâtre demande une organisation très importante avec une scène, des éclairages, du son et beaucoup de logistique. Mais ce qui plaît surtout au public, c'est l'expérience complète : les gens arrivent vers 19 heures, partagent un repas, découvrent les vins du domaine puis assistent à une représentation. Ils passent toute une soirée sur place et repartent généralement avec le sourire.

 

Quel genre théâtral souhaitez-vous privilégier ? 

Nous choisissons avant tout des pièces accessibles et de qualité. Des comédies contemporaines, bien écrites, originales, parfois un peu loufoques, mais jamais vulgaires. Nous proposons également des classiques, des vaudevilles, mais aussi des spectacles plus intimistes ou historiques. Notre objectif est que chacun puisse trouver une pièce qui lui parle et passer un bon moment.

 

Après neuf années de succès, quelles sont vos ambitions ?

Nous voulons faire découvrir le festival au plus grand monde en conservant des tarifs accessibles. Nous avons également envie de poursuivre nos projets hors du Var. Nous avons déjà eu l'occasion de jouer en Suisse ou à Montréal et nous organisons un festival en Corse pour la deuxième année consécutive. Certaines idées semblent un peu folles au départ, mais nous avons appris qu'elles pouvaient devenir de très belles aventures.

Le Festival de Néoules : une âme 100% bénévole

Les organisateurs bénévoles du Féstival de Néoules

: Depuis 35 ans, le Festival de Néoules fait vibrer le cœur de la Provence verte. Porté exclusivement par une équipe de bénévoles, il a su grandir, attirant au fil des années des artistes de renom. Valérie Poirrier revient sur l'histoire et les valeurs de ce rendez-vous estival incontournable.

 

Valérie Poirrier, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

Cela fait maintenant dix ans que je fais partie de l'association Châteauloin – Chemins Pluriels, qui organise le festival. Quand je regarde le parcours accompli, je vois surtout que nous avons toujours réussi à préserver ce qui fait l'essence du festival : un événement à taille humaine, familial, convivial, dans un cadre exceptionnel.

 

Le festival est né avec des musiques traditionnelles et du monde, la programmation a-t-elle changé ?

Nous avons toujours cherché à évoluer avec notre époque et avec les attentes du public. À ses débuts, le festival était très orienté vers les musiques traditionnelles, avec une seule scène et des moyens beaucoup plus modestes. Aujourd'hui, nous proposons une programmation plus diversifiée tout en continuant à accueillir des artistes venus des quatre coins du monde. Cet été, nous recevrons des groupes irlandais et allemands et continuerons à offrir une scène à de jeunes artistes locaux en devenir.

 

Des artistes prestigieux ont aussi marqué l'histoire du festival… un souvenir particulier ?

Ce sont surtout les rencontres humaines qui restent gravées. Le fait que les artistes mangent au même endroit que les bénévoles, m’a permis d’échanger simplement et spontanément avec Alpha Blondy. À la fin de la conversation, il m'a prise dans ses bras. Ce sont des moments très forts. Beaucoup d'artistes sont surpris d'être accueillis par des bénévoles qui dégagent autant de professionnalisme et de chaleur humaine.

 

Cette proximité fait-elle partie de l'identité du festival ?

Absolument. Le Festival de Néoules est porté à 100% par des bénévoles et nous souhaitons que cela reste ainsi. C'est notre identité et notre marque de fabrique.

 

Que nous réserve cette 35ème édition ?

Un savant mélange entre valeurs sûres et découvertes. Chaque soirée mêlera plusieurs univers musicaux. Le public pourra notamment retrouver Sniper, qui revient sur scène, mais aussi découvrir Marcel et son Orchestre ou encore Toxic Frogs, qui se produiront pour la première fois à Néoules.

 

Le festival contribue-t-il à faire rayonner la commune de Néoules ?

Oui, clairement. Beaucoup de personnes connaissent le Festival de Néoules avant même de situer la commune sur une carte. Sachez-le : Néoules est entre Cuers et Brignoles ! Le festival participe pleinement à la notoriété du village. Rappelons qu'à l'origine, c'est un adjoint au maire qui a porté la création de l'association et lancé cette belle aventure culturelle qui dure aujourd'hui depuis trente-cinq ans.

 

Le Festival de Néoules se tiendra les 16, 17 et 18 juillet. Il réunit entre 80 et 90 bénévoles et accueille en moyenne 1800 spectateurs par soir.

 

 

Jazz Ô Vieux Cannet : quatre jours pour vivre de grandes émotions musicales

 

Du 16 au 19 juillet, le Vieux Cannet résonnera au son du jazz, du gospel et des musiques métissées. Malgré des artistes de renom comme Harry Allen, Ella Rabeson, Kristin Marion ou encore Nitcho Reinhardt, le festival Jazz Ô Vieux Cannet veut rester intimiste comme nous l’explique Sébastien Lauvernet, du Pôle Culture de la ville du Cannet-des-Maures.

 

Sébastien Lauvernet, du Pôle Culture de la ville du Cannet-des-Maures

Sébastien Lauvernet, comment est né le festival ?

Auparavant la commune organisait le Festival du Chien Rouge, pluridisciplinaire car mêlant humour et différents styles musicaux. En 2023, la municipalité a souhaité tourner une nouvelle page en créant un festival entièrement consacré au jazz. Le choix du Vieux Cannet s'est imposé naturellement afin de mettre en valeur ce site remarquable et son cadre exceptionnel.

 

Emmanuel Pi Djob

Quelles sont vos ambitions ?

Notre objectif est de conserver un format intimiste. Le lieu impose une jauge limitée, mais cela correspond à notre philosophie. Nous voulons offrir bien plus qu'un simple concert. Les festivaliers peuvent arriver en avance, profiter du panorama exceptionnel, découvrir les restaurateurs locaux présents sur le site, partager un moment convivial autour de la buvette et vivre une véritable expérience. La musique est évidemment au cœur du projet, mais elle s'inscrit dans une ambiance globale.

 

Quel public accueillez-vous ?

Nous recevons naturellement de nombreux amateurs de jazz, mais pas uniquement. Le cadre, la restauration et l'ambiance attirent aussi des visiteurs qui viennent partager un moment agréable entre amis ou en famille. Certains festivaliers découvrent même le jazz à cette occasion.

 

Enzo Enzo

Quelle fréquentation attendez-vous cet été ?

Nous sommes limités à 300 personnes par soirée afin de préserver la qualité de l'accueil et l'esprit du festival. L'an dernier, nous avons accueilli environ 630 spectateurs sur l'ensemble des quatre rendez-vous.

 

Le cadre du Vieux Cannet participe-t-il à l'identité du festival ?

Absolument. C'est même l'une des raisons principales de sa création. Le site offre un point de vue exceptionnel et possède une véritable âme. Nous voulions redonner vie à cet espace car il contribue pleinement à l'expérience proposée aux spectateurs.